Au pays de la canneberge



Billet : spécial automne



Les 26-27-28 septembre dernier avec des amis, nous sommes allé clôturer notre saison de camping d’été à 
St-Louis-de-Blanford, au camping du lac Louise, située dans la région  Centre-du-Québec. 
Emplacement # 168 
Prix : 78.20$ pour 2 nuits,  Deux services 




St-Louis-de-Blandford se positionne comme la capitale provinciale de la canneberge. Avec une population d’un peu moins de 1 000 habitants, la municipalité compte 13 cannebergières sur son territoire. À elles seules, ces fermes représentent plus des deux tiers des récoltes au Québec. 

Pour une des rares fois, ce fut une installation à la noirceur. Les journées sont beaucoup plus courtes en septembre mais le ciel était rempli d’étoiles. Lorsque nos deux équipages furent installés c’est devant un bon feu sous des couvertures de laine que la journée du lendemain fut organisée.

Samedi 7:00 : un soleil  splendide se reflète dans le petit lac devant nous. Petit déjeuner aux galettes de sarazin et café en découvrant notre environnement calme pour cette période de l’année. Mais pas certain que nous apprécierions en pleine saison.

Le temps se couvre et c’est sous la pluie et petit vent que nous nous dirigeons au Centre d’interprétation de la canneberge à St-Louis-de-Blandford.


L'intérieur du centre d'interprétation

L’accueil est sympathique, la place est grande et fourmille d’informations sur la canneberge. On profite de notre passage à la salle découverte pour en apprendre davantage sur les méthodes culturales de la canneberge, une culture encore peu connue qui étonne par ses procédés.

De nombreux ateliers interactifs traitent notamment de l’historique de la culture de la canneberge, des caractéristiques et de l’entretien de la plante, de la pollinisation, de la gestion de l’eau et bien sûr, des nombreux bienfaits du fruit sur la santé.

Attention,attention départ dans 5 minutes.

L'autobus nous amène à la cannebergière

Par la suite, avec un guide, nous faisons le tour en tracteur d’une cannebergière pendant presque 2 heures. Il nous explique le fonctionnement de la culture et la cueillette de ce fruit quelque peu capricieux. 

Cette photo provient de site web de la cannebergière


Pour faire la cueillette, les champs sont d’abord inondés d’eau. Une fois les plants couverts d’eau, une batteuse mécanique est utilisée pour détacher les petits fruits. Munies d’alvéoles (poches d’air), les canneberges remontent à la surface de l’eau et flottent, formant ainsi un magnifique tapis rouge. Avec l’aide d’une pompe, les fruits sont aspirés et transvidés dans des camions puis transportés vers un centre de tri et de nettoyage.
Inondation du champ

Avant d'être inondé

Le champ inondé
Batteuse mécanique


La batteuse fait des aller retour sur ce pont suspendu
Canneberge à la surface


Puis c’est un retour au camp de base pour la préparation du souper fait uniquement de produits de la canneberge.

Menu

Brie fondant au confit d’oignons et canneberge

        Médaillons de Porc aux canneberges et porto 
   avec légumes d’automne 
           
Tarte au sucre et canneberges

C’est le ventre plein que la nuit nous enveloppe dans son silence.

Je m’en voudrais de terminer ce billet sans vous parler de ce joli camping du centre du Québec. On y retrouve notamment un lac, une piscine, un spa et un terrain de jeu pour les enfants. Des kayaks et des pédalos sont aussi mis à la disposition des visiteurs. L’accueil est charmant, un préposé nous guide jusqu'à notre emplacement, les installations sanitaires sont impeccables et les terrains sont propres ( pas très intime j’imagine en pleine saison ). 

Ce fut une belle halte pour un week-end aux canneberges.

Entrée du camping

Ah oui
Saviez-vous que…
  • Avant de devenir rouge, la canneberge est blanche.
  • Son nom d’origine était baie de grue parce que la fleur de l’arbuste évoque la tête et le bec d’une grue.
Mardi prochain de retour sur la 101 direction lac Supérieur.



Ontario 1

Billet 7 

Août 2014
Départ de : Parc National d’Aiguebelle
Pour : Foleyet
1 nuit à 30.00$ sans service
Kilométrage : 392 km




C’est avec nostalgie que nous quittons Aiguebelle, véritable joyau naturel. Notre prochaine destination est le lac Supérieur avec arrêt pour la nuit entre les deux. Il faut vous dire que souvent nos journées sur la route durent au-delà de 6 heures même quand la distance pourrait être parcourue en moins de temps.


Notre secret… des arrêts curiosité! 


Par exemple, nous ne devions pas aller à La Sarre. Après un petit conciliabule, nous voilà… à La Sarre. Une bonne décision qui nous a permis de découvrir  la société d’histoire et du patrimoine de la région. 



En consultant les archives du journal l’Écho de La Sarre nous découvrons des photos et articles sur l’oncle de Chantal qui a été curé de la Paroisse Saint-André de 1966 à 1979 C’est ce genre de découverte que nos arrêts curiosité nous donnent. 

Il est déjà rendu midi et nos ventres gargouillent. Désolé… une autre arrêt curiosité…cette fois-ci à la fromagerie… hum quel délice!







C’est donc le ventre plein que nous repartons sur la 101. C’est une route provinciale de l'Ontario reliant la frontière Québec-Ontario à Wawa. Cette route coupe directement dans les montagnes du bouclier canadien du centre de l'Ontario. De la forêt… de la forêt…de la forêt…



Route 101

Après un arrêt à Timmins pour se ravitailler, on campe à Foleyet pour la nuit 




Life is good!
Une bonne bouffe pour bien dormir.

Coucher du jour à Foleyet

Ah oui,
Saviez-vous que…
  • La Sarre a le titre de Capitale forestière du Canada.
  • Et que la route 101 a une longueur de 475 kilomètres : elle est la troisième plus longue route provinciale de l’Ontario.
On the road again


Mardi prochain, arrivée au lac Supérieur.

Mais avant, un petit spécial automne jeudi.


Abitibi 4



Billet 6 


Août 2014
Nous restons stationnaires


La nuit fut froide mais le soleil est au rendez-vous ce matin.
Hier, c’est du haut des falaises que nous avons vu le lac La Haie. Aujourd’hui c’est en canot. La forêt, les falaises d’argile et son eau claire nous enveloppent.


Sur le lac La Haie



  







En après-midi, randonnée dans le sentiers Les Paysages: 1,6 km. C’est fabuleux de marcher dans une forêt de pins blancs vieux de 226 ans, de se retrouver dans des failles creusées par les glaciers et de prendre un escalier hélicoïdal le long de la paroi rocheuse.





Lac de faille élargie
Escalier hélicoïdal


Petite chute sur le sentier Les Paysages

Cette fois, au retour, nous rencontrons un renard. Une autre belle journée se termine au cri du huard sur le lac.


Ah oui,
Saviez-vous que…. 
  • Le parc national d’Aiguebelle veut dire <  belle eau >  en ancien français. Le parc abrite plus de 80 lacs.



Mardi prochain, nous entrons en Ontario, direction lac Supérieur!


Abitibi 3

Billet 5 


Août 2014
Nous restons stationnaires


Une journée d’émotions qui commence par une randonnée sur le sentier La Traverse longue de 3 km. Petit frisson en passant sur la passerelle suspendue à 22 mètres au dessus du lac La Haie, mais quel panorama!




Lac La Haie, 22 mêtres plus bas


La journée étant jeune, pourquoi pas faire l’ascension de L’Escapade, longue de 2.5 km qui nous mène au sommet de la colline La Trompeuse ( plus haut sommet de la région, 570 m ).


Sur le chemin du retour, nous atteignons le point culminant de nos émotions : un ours brun surpris par notre passage en voiture près de son garde-manger nous charge. La vision d'un ours n'est pas particulièrement bonne. Il lui a donc fallu être près de la voiture en marche pour s'apercevoir que nous n'étions pas une plante, une baie ou une racine! Notre degré d'adrénaline est au maximum...  
la caméra?… la caméra?… trop tard!… L'ours rebrousse chemin dans la forêt. Vous comprendrez que nous n’avons pas de preuve de cette rencontre. Mais elle est réelle!

C’est dans le lac Matissard que, pour calmer nos émotions, nous faisons une petite trempette.



Ah oui
Saviez-vous que…. 
  • La structure qui enjambe le lac La Haie a été construite en 1989 par le 9e Escadron du Génie des forces armées canadiennes, stationné à Rouyn-Noranda.

Mardi prochain, d'autres randonnées... plus calmes!

Abitibi 2

Billet 4

Août 2014
Départ de : La réserve faunique la Vérendrye, camping de lac Savary
Pour : Le parc national d'Aiguebelle, Abitibi
3 nuits à 36.50$/nuit avec 2 services, boucle Abijevis site #23
Kilométrage : 327 km


En traversant le parc la Verendrye, nous faisons une halte au Domaine, un endroit qui a sûrement vu des jours meilleurs mais là, c'est désolant et l'essence est à 1.57$.


Nous sortons du parc juste à l'heure du lunch. Un arrêt s'impose, semble-t-il, à la cabane à poutine chez Popol. Dans ma naïveté j'ai ajouté un pogo. OH malheur, que la digestion a été laborieuse!  J'ai eu ma leçon : il n'y aura plus de fast food du voyage!


À Val-d'Or, nous faisons notre épicerie pour les trois prochains jours que nous passerons dans le parc d'Aiguebelle.

À quelques kilomètres plus loin... Malartic et sa mine d'or à ciel ouvert, la plus grande du Canada. 



Une visite du musée nous permet de connaître l'histoire d'une ville en pleine effervescence.

Enfin nous arrivons à Aiguebelle, site #23, face au lac Matissard. 

Les vacances commencent!!!

Ah oui,
Saviez-vous que...
  • Malartic vie sa seconde ruée vers l'or depuis le début du XXI ième siècle.
  • Le parc d'Aiguebelle a été crée en 1985, pour protéger la ceinture argileuse de l'Abitibi et qu'il figure parmi les meilleurs endroits au Québec pour faire l'observation du ciel étoilé.

Mardi prochain, un ours nous attaques..